2015*01*31 – Le travail et la santé mentale

Hello mes chouquettes,

Aujourd’hui, on discutera de l’impact sur la santé mentale que peut avoir le travail…

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Le travail c’est la santé !

Pas certaine que ce soit vrai tout le temps. Lorsque le job ne nous fait pas , ça ne sert à rien d’essayer de tourner les coins ronds (traduction : lorsque le job ne nous convient pas, inutile d’essayer d’arrondir les angles).
J’ai longtemps cherché le job de mes rêves et je ne l’ai toujours pas trouvé je crois…

Tous mes précédents boulots me lassaient au bout d’un ou deux mois : le temps que je maîtrise ma fonction et déjà l’ennui de faire la même chose ou savoir répondre à la demande sans effort s’installait…

En octobre, j’ai accepté une offre dans le secteur financier qui consiste grossièrement à diriger des mini-usines de production à travers le Québec.

J’ai commencé avec une seule mini-production et avec des dossiers à traiter plutôt simples. Bien que l’organisation bancale et stressante de la structure hiérarchique (vous voyez les actionnaires dans une big compagnie qui pensent qu’on peut toujours faire plus avec moins ..?! ) m’irritait déjà, j’aimais déjà le travail avec mon équipe et je l’aime toujours.

C’est fatiguant : ne pas recruter soit-même son équipe, avoir des nouveaux à former sur les différentes chaînes de production, planifier les ressources humaines selon les stades de production atteints et selon l’équipement disponible, créer une unité et un esprit d’équipe, standardiser les pratiques de toute l’équipe, établir une relation de confiance et être au service du client dans chaque entreprise financière où l’on vient traiter les dossiers d’une valeur de centaines de centaines de millions, s’adapter à l’espace plus ou moins contigu qui nous est prêté, vérifier la qualité à chaque étape de notre chaîne, déranger le moins possible les opérations du site où On travaille, etc..

Mais j’aime ça : avoir une équipe qui écoute ce que je dis, avec qui je peux parler des améliorations sans réticence, obtenir la confiance de mon équipe, les voir répondre aux objectifs discutés avec eux, c’est juste top !

Cette base de plus et de moins reste saine et n’a pas trop d’impact sur la santé mentale.

Là où ça devient usant, c’est lorsqu’on nous considère comme une simple marionnette à qui on dit quoi faire sans poser de question… J’ai du finir une usine d’une collègue et ça a été un gros bordel à rattraper . Le bordel au travail c’est juste impensable pour moi donc je l’ai très mal vécu : comment finir ma mini usine à distance et ramasser les morceaux du site qu’on m’a sommée de finir… L’usine qu’on pensait livrer une semaine plus tard…mais qui a pris beaucoup plus de temps finalement (correction de 50% de la production et du retard cumulé dans une partie post-production qui aurait dû être faite en production..). Recadrer une équipe qu’on ne connaît pas, gérer un problème sensible RH qui trainait avec un employé, produire avec le minimum de qualité possible tout en finissant une autre usine à distance…

Mon équipe à distance était formidable : autonomes, solidaires et engagés pour finir dans les temps à 100% de qualité.

Mon équipe reprise : ça a pris deux-trois jours mais l’engagement de tous y était aussi finalement pour corriger la situation.

Récemment on a failli me refaire la même chose : c’est une marionnette, elle l’a déjà fait, elle ne dira rien.. On va lui donner encore un site complexe comme le sien de sa collègue qui elle ira faire le prochain petit site moins complexe à 200km….

Ça fait deux semaines que ça traine et ça m’a retournée : il était hors de question même si je sais que j’en suis capable de me fatiguer et d’être usée mentalement à chaque soir après 3h-4h de route, les déplacements sur les différents sites sans pouvoir être présente vraiment sur aucun d’entre eux car 4 sites pour 5 jours le calcul est vite fait…
C’est finalement moi qui démarrerais les sites à 200km : ce sont des dossiers moins complexes… Je ne reprendrai pas le travail des collègues! Être sur la route, gérer des équipes à distance c’est déjà beaucoup de petits coups à notre santé mentale, je ne vais pas ajouter encore plus de déstabilisation en changeant d’équipe toutes les semaines !

Bref, j’en suis encore à déterminer si ce type de fonction est fait pour moi ou si ça ne me convient peut-être pas (totalement ou juste le contexte mobile avec trop d’inconnu) en raison du contexte… Peut-être qu’un job avec moins d’inconnu ou moins de responsabilités.. Je ne sais pas.

En 2015, je choisis de protéger ma santé mentale… Protégez-vous, n’acceptez pas n’importe quoi au nom de la conscience professionnelle ou parce que ce n’est pas si grave…
Non ! Non ! Non !
Parfois, il vaut mieux s’ennuyer un peu au travail qu’être 24h/24 sous pression.

On le sait bien que si tout va bien dans la tête, le reste suit et ce n’est peut-être pas anodin si j’ai pris depuis l’été dernier beaucoup de poids…

Mais ça c’est un autre combat dont on parlera dans un autre article !

Zaza*

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